Axes de recherche

Axe 1 : Agir collectif et émergences de sens à l’ère numérique
La notion d’espace public est au cœur de l’organisation démocratique et de la place qu’y occupent les champs politiques et sociaux, elle définit l’espace intermédiaire entre la société civile et l’Etat en tant que structure organisatrice de la participation comme du contrôle de ce même espace public ; Etat qui lui-même subit de profondes transformations techno-organisationnelles comme normatives qu’il conviendra d’analyser car on ne saurait parler d’un tel espace aujourd’hui sans évoquer la complexité de la réalité technologique qui le définit et le transforme. Les nouveaux médias permettent simultanément de créer un espace beaucoup plus large qu’autrefois. Sociologiquement, on constate que l’utilisation des nouveaux médias, en particulier à l’ère numérique, transforme les modalités de l’action collective, favorisant des formes plus spontanées et directes de participation et d’engagement comme de nouvelles formes de coercition et de contrôle devenues des enjeux stratégiques, politiques et sécuritaires.

Axe 2 : Du souci de soi au corps augmenté
Le corps est l’objet dans le laboratoire d’une réflexion transdisciplinaire incluant des questions normatives et éthiques (statuts de la santé, de la performance, de la vie et de la mort), de philosophie de la technique (information, cognition, hybridation, socialisation) ainsi que relatives à l’histoire des processus de subjectivation et d’objectivation (le corps comme enjeu de réification dans le contexte du développement des technologies biométriques). Il est aussi le lieu des symboliques individuelles et collectives qui aiguillonnent la réflexion éducative, (bio-)politique, anthropologique et psychanalytique.

Axe 3 : Signes, Subjectivités, Représentations
Les signes portés par une langue ou un langage non verbal (gestuel, iconique, visuel, proxémique, etc.) constituent la surface de manifestation et d’inscription du sens collectif par l’entremise des culturèmes et idéologèmes. Ceux-ci forment la genèse d’un imaginaire socio-culturel, dont chaque sujet peut se déprendre s’il décide de ne pas en être dupe et de produire du conflit et des processus de crises dont il conviendra d’en déterminer les composantes tant sociales qu’économiques. Les théories et méthodes d’investigation en appellent aux sciences du langage, mais plus largement aux sciences sociales et humaines, engageant une réflexivité interdisciplinaire qui contribue à cerner les contours d’une archéologie de l’ordinaire dans des sociétés contemporaines où les discours, les images et les écrans qui les portent, sont l’enjeu de représentations qui nous engagent à redéfinir les bases d’une activité herméneutique élargie à toutes les sphères de nos existences individuelles et collectives. Une écologie informationnelle est à ce niveau en jeu.